Agritourisme
17 participation(s), 5 échange(s)
Début des travaux :
Thème :
Environnement
Fin des travaux :
Statut :
Ouvert
Introduction :
La Polynésie dispose de plusieurs ressources exploitables notamment alimentaires, telles que la vanille, le miel, les produits laitiers, les poissons, le rhum local, les fruits et légumes, etc.
Plusieurs acteurs œuvrent dans la production et la transformation de produits locaux.
Il serait possible de faire découvrir, par le biais de visites, le mode de production et/ou de fonctionnement de l'agriculture, l'aquaculture ou encore l'apiculture.
De plus, les producteurs locaux pourront proposer leurs produits made in Fenua à des infrastructures hôtelières ou encore à des restaurateurs afin de favoriser l'économie locale.
Objectifs :

- Former les producteurs locaux à la création de circuits (visites et découvertes des "faapu")

- Faire connaître l'aquaculture, l'agriculture, l'apiculture à travers des circuits guidés et pratiques pour les touristes et les locaux

- Créer et renforcer les liens de circuits-courts entre producteurs locaux et hôtels, pensions de famille, restaurants

- Développement d'un petit marché 100% local à la presqu'île et/ou à Moorea

- Mise en place d'un tourisme gourmand

 

5 échange(s)
Hina Grepin
sam 24/10/2020 - 13:19

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Stéphane Renard
lun 26/10/2020 - 11:41

Ia ora na. Très belle idée de chantier. Il y a eu déjà des travaux sur ces sujets. Peut-être se mettre en contact avec les équipes qui avaient lancé "la Route du Monoi" à l'époque, et voir quel constat il peut être fait, pourquoi l'arrêt de cette initiative ? Idem, avec la CCISM et la chambre d'agriculture, sur les circuits d'approvisionnement, vis-à-vis des hôtels qui ont du mal à se constituer depuis plusieurs décennies. 
 

Dans les retombées aussi, que le tourisme pourrait permettre, avec la transformation des produits, je pense aux confitures et aux petits pots de miel dans les hôtels qui pourraient avoir une origine locale… etc. 

Kuulei Salmon
mar 29/12/2020 - 13:22

Ia ora na, je trouve ce projet très intéressant puisqu'il est vrai qu'il y a beaucoup d'aliments qui sont faits en Polynésie française et qui ne sont malheureusement pas assez mis en avant dans nos grandes surfaces.
Le concept de faire des parcours guidés pour que les touristes et les locaux puissent visiter les fermes est génial. C'est un concept déjà beaucoup développé à l'international et qui, par ailleurs, cartonne. Ce genre de visite pourrait non seulement être utile aux touristes/locaux pour voir tout le fonctionnement au sein d'une "ferme" mais également servir à faire connaître "la ferme" concernée. En plus de cela, ces circuits pourront établir des liens entre le producteur et les touristes/locaux.
Je pense qu'à travers ces circuits, les personnes se sentiront davantage concernée par la production locale et consommeront plus facilement les produits faits dans nos îles.
 

Vaimiti Bu-luc
mar 29/12/2020 - 14:00

Iaorana, ce projet semble très intéressant étant donné les nombres importants de richesse que nous disposons sur notre fenua.

Les concepts proposés sont innovants et très intéressants puisqu'ils ne sont pas encore développés en Polynésie Française. Les visites guidées dans les fermes locales pourraient être et bénéfiques pour les touristes ou bien mêmes nous, les locaux, mais aussi pour les fermes en elles-mêmes car elles seront plus visibles et plus rapidement.

Grâce à ces circuits, la consommation de produit locale sera boostée!

Très belle initiative

Anna Dorsival
jeu 31/12/2020 - 01:43

Ia Orana,

Je m’appelle Anna Dorsival, je suis étudiante à l’Université de la Polynésie Française en License professionnelle tourisme et hôtellerie. Avec mon groupe d’étude, nous avons travaillé sur le chantier de l’agritourisme. Nous avons pour ce fait rencontré notamment le conseiller au ministère de l’agriculture, M. Cyril Vignole. Lors de cet entretien, nous avons évoqué le sujet des circuits à thème autour de l’agriculture Polynésienne, qui est l’un des sujets principaux de ce chantier.

Pour compléter nos recherches, nous avons également rencontré plusieurs agriculteurs et responsables d’exploitation agricole ; ainsi que des restaurateurs pour discuter ensemble du sujet du tourisme gourmand, qui va de pair avec la consommation de produits locaux.

Tous ces acteurs étaient enthousiastes à l’idée de mieux mettre en avant l’agriculture Polynésienne auprès des touristes. Les arguments principaux sont les suivants :

-        Du point de vue des agriculteurs : tous les acteurs rencontrée étaient enjoués par ce type d’initiative, et seraient ravis de voir des touristes apprendre leur travail. Ceci constituerait un réel apport personnel, des rencontres, mais également un apport économique double : d’une part, le prix payés par les touristes pour la visite de l’exploitation, et d’autre part, la vente des produits à l’issue de la visite.

-        Du point de vue des touristes : ce type de circuit intéresse de plus en plus de touristes, qui se préoccupent de l’environnement et de leur alimentation. Ils seraient prêts comme ils le font déjà dans de nombreuses autres destinations, à payer pour rencontrer les personnes qui s’occupent de ce type d’exploitation ; apprendre les techniques de culture, de pêche ou de récolte. L’agriculture est une forme de patrimoine d’un pays, une richesse que les touristes aiment découvrir, au même titre que l’histoire et les paysages du territoire.

 

Pour les préconisations techniques, nous avons taché de retranscrire les conseils des différents acteurs rencontrés :

-        En termes de contenu des visites : les sentiers consisteraient à aller dans plusieurs exploitations dans lesquels les touristes pourraient avoir une visite guidée avec des explications sur les différents produits et les méthodes et spécificités de culture. Des ateliers pratiques et des dégustations pourraient être proposées si les conditions le permettent. A l’issue de la visite, les touristes pourront trouver une boutique (ou un stand) mettant en vente les produits de l’exploitation.

-        En termes de personnel : les personnes rencontrées étaient unanime sur le sujet : les fermiers, responsables des petits faa’apu ou autres exploitations, ne seront pas en mesure d’assurer eux-mêmes l’organisation de ces chantiers, ni même les visites ou les ateliers. Une journée d‘agriculteur est très chargée, pour l’entretien de la ferme, la récolte, le stockage et la vente, et ne laisse pas la place pour organiser les circuits. De plus, les agriculteurs ne seraient pas tous en mesure de recevoir du public (barrière de la langue). Ce type de tourisme permettrait donc l’emploi de personnes sur chaque ile, dédiée uniquement à l’organisation des sentiers, leurs promotions, la mise ne place de support de vente et d’information et bien sûr, les visites. Ainsi, les agriculteurs mettent à disposition leurs espaces à la visite en échange d’une part du cout de la visite, et bénéficient de la promotion gratuite de leurs produits et des ventes réalisées à la boutique.

-        En termes de formation : pour le type d’emploi présenté précédemment, une formation pourrait être mise en place dans les lycées agricoles. Celle-ci combinerait les connaissances techniques en matière d’agriculture, et les connaissances nécessaires en gestion, marketing et communication.

-        En termes de promotion, un label regroupant l’intégralité des exploitations participantes serait créé pour faciliter la recherche et le repérage des touristes. Ce label pourrait être promu sur les guides de voyage mais également par Tahiti Tourisme. Un site internet et des réseaux sociaux pourraient être alimentés par les différentes actualités, des informations sur les faa’apu et exploitations participantes (type de produits cultivé mais aussi informations pratiques (horaires ; accessibilité (PMR, sanitaires, …) ; emplacement ; …)

-        En termes de sélection des exploitation : les circuits pourraient rester centrés sur un type de produit unique, comme à Moorea (route de l’ananas), à Tahaa et aux iles du Vent (route de la Vanille), à Rangiroa (route des Vins), une route du coco, une route de la perle (inter-iles) ou encore une route du miel (Marquises et Australes). Mais les circuits proposeraient également les visites d’exploitations agricoles (légumes et fruits exotiques, épices) plus variés. La sélection d‘exploitation proposées à la visite sera donc la plus étendue possible et toutes les productions pourront y prétendre.

Je pense donc que la création de ces sentiers est accessible et ne nécessite pas d’investissement particulièrement important. Ceux-ci permettraient de promouvoir un domaine très développé au Fenua, sans poser d’obligations et de restrictions particulières aux acteurs concernés.

Maruuru