Ambiguités et incohérences sur secteur touritique
5 participation(s), 8 échange(s)
Début des travaux :
Thème :
Autres
Fin des travaux :
Statut :
Ouvert
Introduction :
Nous nous heurtons a plusieurs écueils que j'essaie de répertorier (les principaux). Ces derniers freinent notre industrie touristique.
Objectifs :

Incohérences et ambiguïtés touristiques. Le but de cet atelier est d'identifier les écueils qui freinent le développement touristique et de dégager  et soumettre des solutions, trouver de nouvelles pistes pour les aplanir et les éviter dans le futur.

 

Si tout le monde reconnait aisément que l’industrie touristique est, depuis la fin de l’ère CEP/CEA,  le socle de notre économie Polynésienne,  le présent exposé participatif a pour but de mettre en lumière ce qui à mon sens représente  quelques ambiguïtés et incohérences établies  sur les 30 dernières années.  Le but étant d’alimenter la réflexion commune et de réfléchir, tant ce peu, à des solutions et corrections afin de nous permettre de tracer le schéma directeur  touristique souhaité par l’ensemble.

  1. Il est notoire qu’un des nombreux effets pervers de l’ère CEP/CEA fut de mettre, entre autres, Tahiti en lumière sur le plan local, attirant une population des iles vers «l’ile capitale » qui offrait embauches, commerces,  possibilités éducatives, avancée sociale  et surtout l’accès  à un modernisme convoité. Tahiti est devenu l’Eldorado des iliens et il me parait souhaitable d’inverser la tendance.

Le développement touristique est certainement une des solutions (pas la seule)  à privilégier pour faire que la population originaire des iles (autres que Tahiti) puisse vivre, s’épanouir,  se développer, se projeter dans l’avenir  au sein même de leur archipel respectif. Mais voilà nous nous sommes engagés par la force des choses(1)  sur un tourisme « haut de gamme » avec une qualité de pouvoir d’achat  prioritaire sur la quantité. L’ambiguïté est toute là : Nous voulons le développement touristique mais limitons son accessibilité. Il est inconcevable d’avoir un « Brando », un « Saint, Régis »  ou un « Four Season » sur chaque ile. Et si la pension de famille est à encourager en adéquation avec  un cadre qualité mieux établi,  elle  ne créée pas en elle-même un pôle économique suffisant  susceptible de porter tout un archipel.  Alors sans tomber dans le tourisme de masse avec de grandes barres d’immeubles où s’entassent des touristes en « all inclusive », ne serait- il pas envisageable de  (re)développer des marques 2 et 3 étoiles  à taille humaine qui trouveraient leur place dans nos iles dans le respect du développement durable et qui offriraient emploi  et création de structures annexes (activités, excursions, agriculture, pèche,  artisanat,  …)  assurant ainsi une  stabilité économique dans nos iles ? De prime abord,  l’idée est belle mais là encore nous nous heurtons à plusieurs écueils déjà rencontrés dans le passé :

  • Le cout du billet d’avion (J’y inclus le déplacement inter ile) qui ne correspond pas au budget du type de clientèle visée pour cette catégorie de clientèle.
  • Le cout d’exploitation de ces structures 2 et 3* excède malheureusement le prix que la dite clientèle  est prête à dépenser pour le niveau de prestation requis et rend l’exploitation non fiable. Se greffent là-dessus les difficultés de transport inter ile  (clients, marchandises et matériaux) et l’explosion de l’AirB&B.
  • Un goulot d’étranglement(2)  de la capacité hôtelière sur Tahiti  entrave les flux des clients.
  • Une filière peu attirante
  • Manque de diversification des marchés
  • Perte de culture et d’identité
  • Désert médical  

    

    1. La création d’ATN en 1998 a été perçue comme une aubaine pour le pays non seulement elle était une nouvelle ouverture sur le monde devant faire jouer la concurrence sur les autres compagnies aériennes desservant la Polynésie française. Aussi contrairement aux autres  compagnies aériennes pour lesquelles Tahiti s’inscrivait dans un panel de circuits, ATN mettait en avant et concentrait ses efforts marketing  sur  la « Destination ».  C’était aussi une  entreprise créatrice d’emplois  essentiellement  locaux.

Le travers de sa création c’est qu’elle n’a pas tant que cela jouer le principe de la concurrence au niveau du  prix du billet et à contrario, elle  a précipité le départ de compagnies pourvoyeuses de clients 2 et 3 étoiles (AOM, Corsaire), elle a entrainé le désintéressement de compagnies internationales (Qanta, ANZ (réduction des vols), Hawaiien Air), et par ricochet  elle a donc contribué à l’asphyxie des petits hôtels 2 et 3 étoiles (climat de France, Ibis, Beach Club…) qui avaient vu le jour grâce au boom des programmes de défiscalisation.

 

      1. Hôtel ou investissement ? Si dans le passé l’hôtellerie était souvent une affaire de famille, depuis quelques décennies les fonds d'investissement, les fonds de pension, les investisseurs privés et institutionnels, tout comme les Sociétés d'investissements immobiliers cotées (SIIC) sont des acheteurs actifs. Après les logements, les bureaux, les commerces et la logistique, les acteurs de l'immobilier ont  jeté leur dévolu sur les établissements hôteliers encouragés par des avantages fiscaux telle que la défiscalisation permettant une belle plu value en peu d’années sur l'immobilier acquis avec des aides nationales et locales et des remboursements d’emprunts supportés par l’exploitation. Aussi  la qualité du fonds de commerce et la notoriété de l'enseigne influent sur la valeur de l'actif. Si nous comprenons bien les avantages économiques que ces aides apportent aux pays surtout en termes d’emploi il s’avère que la pérennité de l’exploitation n’est pas garantie sous sa forme hôtelière, nombres exemples ont démontré que l’investisseur plus financier qu’hôtelier se retire une fois la période obligée par la défiscalisation échue et que nombre d’hôtels « urbains » sont conçus dès le départ pour une éventuelle reconversion .

 

      1. Un manque de mise en œuvre du développement durable qui consiste à s’efforcer de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité de satisfaire ceux des générations futures. Ce développement durable devrait déboucher  sur 3 plans : Social ; économique ; environnemental.  Et là nous rejoignons les différents points de réflexion exposés ce dessus auxquels j’ajouterai sur le plan environnemental outre les soucis relatifs aux déchets et eaux usées,  les problèmes des énergies,  la nécessité impérative d’encadrer les filières sur les matériaux locaux. Si je prends pour référence ne serait-ce que la filière pandanus, rien n’est programmer pour structurer cette filière et réguler  l’approvisionnement,  prix et qualité. Ce qui engage malheureusement les hôtels a se retourner vers un autre matériau de couverture.

 

      1. Au tout début des années 60 la construction de l’aéroport de Tahiti Faaa a ouvert la Polynésie au monde en permettant l’atterrissage d’avions gros porteurs. Tahiti devenait alors l’unique porte d’entrée aérienne en Polynésie et c’est à cette époque que se développa  un parc hôtelier suffisant pour les quelques vols hebdomadaires. Rejoindre les iles était en ce temps une aventure.  Bateaux ou hydravions en rebutaient plus d’un. Par contre dès que le transport inter ile s’améliora et que la promotion touristique martelait le message marketing « Tahiti et ses iles », les vols ont été plus fréquents et la demande plus importante gonflée aussi par les familles venues avec le CEP/ CEA désireuses de visiter les iles. Cette mise en avant des iles a eu du bon pour le développement  de Bora Bora et Moorea grandes gagnantes et suscités  un véritable engouement au détriment de Tahiti qui n’est devenu alors qu’un passage pour une nuit à l’arrivée et une nuit au départ créant avec ce flux croisé un goulot d’étranglement (Manque de chambres) bloquant ainsi une plus forte commercialisation de la destination les agences ne trouvant pas de place.  Ainsi nos hôtels de Tahiti  perdaient les longs séjours et devenaient peu fiables pour leur propriétaires et naissait la guerre guerre toujours d’actualité entre hôteliers et compagnies aériennes : les uns demandant plus de sièges d’avion, les autres plus de chambres. Quoi qu’il soit, combattre ce goulot d’étranglement de notre développement touristique parait un « Must » et deux piste s’offre à nous : augmenter le parc hôtelier sur Tahiti mais cela implique aussi des séjours plus longs sur place pour le rendre rentable ou, favoriser le transfert inter iles quel que soit l’heure d’arrivée des avions.

 

      1. L’AirB&B est une offre d’hébergement en pleine expansion, pour que cela ne soit pas considéré comme de la concurrence déloyale autorisée il convient cependant d’avoir une réglementation ferme et contrôlée cependant il y a un grand danger : celui de voir disparaitre l’offre à la location longue durée et de se retrouver avec une population incapable de trouvé un logement convenable a un prix décent et abordable. Notre concept familiale a changé, et nos jeunes couple désirent avoir leur indépendance et ne plus vivre entassés dans la maison familiale des parents, à l’heure actuelle très difficile pour eux de trouver un logement c’est une des ambiguïtés rattaché à ce type de développement touristique (Airb&b) sans parler du peu d’employés que requière ce type d’hébergement.  

 

    1. Un autre frein et pas des moindres reste le peu d’attirance pour les métiers de l’hôtellerie malgré un centre de formation performant et de qualité. La branche Hôtellerie –restauration reste malgré tout une voie fourretout  dans l’esprit de beaucoup et du corps enseignant,  accueillant ceux qui ne peuvent suivre une voie générale classique. Aussi  les  « Cetad » qui auraient pu être aménagés en cours alternés avec apprentissage  suscitant  la vocation sont aussi devenus  une voie de garage alors que l’idée première était géniale : offrir un vrai cursus professionnel à des jeunes qui ne trouvaient pas leur voie dans l’enseignement traditionnel. Et pour ceux atteignant un niveau supérieur : Pourquoi tant de diplômés de l’école hôtelière ne se retrouvent pas dans nos hôtels ? Si l’appel au fonctionnariat et aux métiers administratifs reste, toujours perçu comme le grâle de l’emploi idéal, cela reste un obstacle majeur.  Je suis persuadé qu’une convention collective peu favorable et le code du travail polynésien qui a besoin d’un toilettage jouent un rôle important dans la perte d’intérêt pour les nombreux métiers reliés à l’hôtellerie locale. Et je ne parle pas des salaires qui, si en masse sont lourds pour l’exploitation car gros demandeur de main d’œuvre pour assurer tous les services, se trouvent hors d’intérêts  avec une grille peu reconnaissante des fonctions  occupées.

 

    1. Nos marchés principaux s’appuient sur le Honeymoon que j’aime à étendre au Romantisme. Nous nous adressons donc à des personnes qui rêvent au voyage de leur vie ! Si le point positif est que généralement cette clientèle à déjà,  avant même d’arriver,  des étoiles dans les yeux et le bonheur dans le cœur c’est une clientèle qui  devient rarement  « repeating guest ».  En effet rare sont les couples qui reviennent sur le lieu de leur lune de miel ne serait-ce que pour ne pas prendre le risque de ternir le souvenir  et la magie du premier séjour. Aussi à notre époque où les couples facilement ils ne prendront pas le risque de revenir sur le lieu d’un précédent mariage.  Là où le nouveau marié(e) n’apprécierait pas. Il nous faut donc diversifier le choix de nos offres. Plongée, nature, sports et aventures, culture, voile et croisières, trekking,…  Aussi nous devons harmoniser les vols aériens avec les besoins des marchés émetteurs.  Un départ du japon un mardi soir élimine par exemple nombre de visiteurs car ils perdent trop de jours de leur rares jours de congés excluant le weekend end. Aussi il nous faut être vigilent et ne pas faire des prix à la tête du client. Combien de fois ai-je vu des prix gonflé du double quand nous avions affaire à des touristes japonais. Ne faisons pas la même erreur avec le nouveau marché chinois encore bien timide. A cela s’ajoute des facilités de visa, je pense principalement aux pays de l’est ou tout reste très compliqué.   

 

    1. Mana & culture sont récemment  les hashtag des campagnes publicitaires touristiques  et pourtant nous perdons progressivement nos spécificités et notre authenticité. Au fil des ans les yeux tournés vers le modernisme et le progrès nous nous sommes efforcés à dupliquer  des systèmes et des moyens observés ailleurs refoulant progressivement nos spécificités à l’état de souvenirs. Alors bien sur tout cela est fait sous couvert de réglementations françaises sans se poser la question d’adaptation au pays. N’était- il pas plus folklorique et une expérience plus authentique que de faire un transfert en « Truc » plutôt qu’en Bus 50 places climatisé ? Le bardeau ou le palmex remplaçant le pandanus (voir plus haut) n’enlève-t-il pas le charme à nos hôtels ? Le mana qu’on sert à toutes les sauces  et que l’on dénature déconnectant le Polynésien de ce principe quasi viscéral pour en faire un outil marketing. Même la musique diffusée un peu partout a perdu ses accents locaux pour calquer les sources étrangères. Les tenues Européennes qui remplacent quasiment toute les tenues fleuries des employés d’hôtel. Des légendes déformées données pour authentiques par des guides étrangers.…. Cette petite énumération  n’est que l’exemple de perte de nos spécificités que nous gommons progressivement.

 

    1. La quasi centralisation des soins sur Tahiti, est aussi un frein au développement car s’il contribue à la désertification des iles éloignées et il n’engage pas une clientèle d’un certain âge à visiter nos iles éloignées

 

 

        Voici donc quelques pistes de réflexions sur lesquelles il nous faudrait trouver des solutions et je vous invite à en débattre afin de continuer le développement touristique dans nos iles.

Cordialement

Alain D

8 échange(s)
Thibault Gachon
ven 06/11/2020 - 15:05

Une réponse qui touche deux points : l'hébergement, et le problème des repeaters : 

- Je pense qu'un amalgame est fait entre "tourisme de luxe" (ou "tourisme haut de gamme") et "touriste à fort pouvoir d'achat" : certains touristes sont prêts à dépenser des sommes importantes, hors des circuits du luxe. Le luxe tel qu'il était représenté (bungalows sur pilotis, jacuzzis, clims à fond et fenêtres fermées...), ce luxe là est mort (sauf pour le marché chinois). Le nouveau luxe, c'est la simplicité; Lorsque je travaillais sur une petite île aux Maldives, sans piscine, sans clim (et même sans Internet), nos clients, très riches pour la plupart, nous disaient "on en a marre des grands hôtels, on y passe trop de temps pour le travail. Pour nous, le luxe c'est ça, c'est cette simplicité". Attention tout de même, simplicité ne veut pas dire facilité. Des bonnes literies, une cuisine locale inventive, authentique et audacieuse, un accueil vrai et chaleureux (capable de parler anglais si possible) peuvent largement suffire. Et sur ces bases, les pesions de famille peuvent être une réponse sans passer par l'hôtellerie de milieu de gamme, qui, au contraire, nivèle les prestations, à mi-chemin entre le luxe et l'authentique. Un exemple que je connais bien : Fakarava. Pas un seul hôtel sur l'île, uniquement des pensions de famille. Et pour autant, des taux de remplissage, même pour cette saison Covidique, très satisfaisants. 

Alors, oui, Fakarava attire aussi pour la plongée. Et c'est un second point à développer : 

- La plongée, comme d'autres activités (randonnées, voire trail et trek, l'escalade, le surf...) attirent une partie de clientèle de passionnés, pas forcément "riches", mais capables de gros efforts financiers pour assouvir leur passion, si la destination proposer une offre de niveau mondial. Cette cible de clients, finalement assez facile à atteindre (magazines destinés à leur activité, agences de voyage spécialisées) doivent faire l'objet d'une communication particulière. Il ne faut plus dire "si vous venez en Polynésie, vous pourrez aussi y faire de la plongée (ou de la rando, ou du surf...)", mais "Si vous voulez faire les plongées de vos rêves, venez en Polynésie". Ce n'est pas uniquement la destination qui permet de vendre les activités, mais les activités qui peuvent aussi vendre la destination

Et là, on reboucle sur la question des repeaters : 

- En misant sur ces cibles de "passionnés", on augmente le taux de repeaters. Dans le monde que je connais (la plongée, vous l'aurez deviné), nous avons la chance d'avoir des clients étrangers qui reviennent, tous les 2 ou 3 ans. 

Alain Druet
mer 18/11/2020 - 08:29

En réponse à par tgachon@gmail.com

Thibault je suis tout a fait en accord avec ton analyse sur le fait que Luxe n'est pas l'unique critère du Haut pouvoir d'achat! Aussi le fait que "passionnés" débouche sur "Repeaters" est une vérité et est certainement quelque chose a développer pour trouver une accroche sur le plan Marketing. 

Alain Druet
mer 18/11/2020 - 08:26

 

 

Gina Bunton
jeu 10/12/2020 - 07:44

Bonjours messieurs,

Depuis plusieurs années, Tahiti Tourisme s’est fixé comme axe stratégique la dispersion de nos visiteurs dans nos îles. En effet, une meilleure répartition de nos flux de visiteurs s’avère indispensable dans le but de soutenir l’ensemble des acteurs du tourisme et permettre une meilleure redistribution des ressources. Au-delà de la visibilité qui peut être donnée à chaque archipel ou île, son attractivité passe par son offre touristique, que cela soit en termes d’hébergements ou d’activités. Favoriser le développement de nouvelles structures d’hébergement et de nouvelles activités peut soutenir cet objectif, si tenté soit-il que les population de ces archipels / îles souhaitent voir leur tourisme se développer d’avantage et attirer plus d’habitants par la même occasion.

Le gouvernement a déjà commencer à encadrer ce type d’hébergements en 2019 avec l’obligation de déclaration pour ce type de logements. Une réforme du système fiscal pour plus de transparence et d’équité entre les divers types d’hébergement et leur contribution à l’économie du Pays est en cours et viendra réguler ce secteur qui en a besoin. Effectivement, dans le cadre d’un développement touristique durable, il convient non seulement de s’interroger sur comment encourager le développement de ce type d’hébergement, qui répond aux attentes de certaines cibles de clientèles qui visitent nos îles, tout en protégeant les populations locales et en évitant que cela génère une augmentation des prix de la location ou un manque de disponibilité d’hébergements comme cela a pu se voir dans certaines destinations, entraînant ainsi une perception négative de la population vis-à-vis du tourisme.

Concernant l'attractivité des métiers de l'hôtellerie, Tahiti Tourisme sensibilise les jeunes populations aux métiers du tourisme via son émission Ahitea.

La destination s’est en effet positionnée sur le segment de la romance pendant longtemps, cependant, depuis 5 ans Tahiti Tourisme a travaillé au repositionnement de la destination afin de la rendre plus compétitive et plus attractive dans un environnement concurrentiel de plus en plus rude, et ce afin de toucher de nouvelles cibles de clientèles. Dans ce cadre, la campagne « The Islands of Tahiti, Embraced by Mana » / « Tahiti Et Ses Îles, les îles du Mana » a été lancée, mettant en avant les atouts de la destination tels que la beauté de son environnement, sa culture, sa population. De même, Tahiti Tourisme s’assure de bien communiquer sur les diverses thématiques de la destination et de cibler divers profiles de clientèles qui pourraient visiter nos îles en mettant en avant la diversité des hébergements (hôtels, Petite Hôtellerie Familiale, Meublés de tourisme, charter nautique, croisière) mais aussi la diversité des activités (plongée, etc). ainsi, par exemple, sur les sites de Tahiti Tourisme, les internautes pourront trouver des offres classées sous diverses thématiques (packages plongée, packages honeymoon, packages famille, packages croisière, packages Petite Hôtellerie Familiale, packages charter nautique).

Enfin, et comme nous avons pu l'évoquer dans le cadre des échanges sur d'autres chantiers, Tahiti Tourisme attache une attention toute particulière aux plongeurs, notamment sur des marchés comme les US, le Japon, la France ou encore l’Italie et l’Allemagne. Ainsi, une communication dédiée à la plongée et pour cibler les plongeurs est bien faite, via des salons spécialisés plongée, la venue de média spécialisés, des formations, le ciblage d’agences de voyage spécialisées ou encore de clubs de plongées qui peuvent également organiser des voyages pour leurs membres. Nous sommes bien entendu preneurs de toutes suggestions en termes de salons que nous n’aurions pas considéré, de media spécialisés que nous ne connaitrions pas ou encore d’agences spécialisées avec lesquelles nous n’avons pas établi de relations.

Merci

Matairii Maire
jeu 10/12/2020 - 08:21

Iaorana,

J'ajoute l'inadéquation de notre réglementation touristique élaborée à la fin des années 80 au monde d'aujourd'hui, les lacunes réglementaires s'agissant de l'assurance des activités et l'obsolescence de la nomenclature des entreprises ... qui empêche véritablement l'innovation et la création de nouveaux produits complémentaires aux produits traditionnels de l'industrie touristique. Les uns n'allant pas sans les autres. 

Il est temps de faire évoluer nos réglementations pour tenir compte de possibilités phénoménales d'internet et des algorithmes, de la capacité créative des jeunes générations d'entrepreneurs et des nouveaux usages des consommateurs de par le monde. La crise sanitaire actuelle et ses conséquences douloureuses pour l'industrie touristique devrait être le signal pour remettre en cause notre vision de ce secteur de l'économie. 

Matairii Maire
jeu 10/12/2020 - 08:32

Un complément d'informations par rapport à  ATN et qui permet de confirmer le point de vue d'Alain : l'arrivée récentes de nouveaux opérateurs (FrenchBee, United Airlines ...) a permis justement de contrebalancer les travers occasionnés par la création d'ATN, donnant par ailleurs un nouveau souffle à l'industrie touristique polynésienne et démontrant par ailleurs que la concurrence a toujours du bon même pour un pays aussi petit que le nôtre.

Matairii Maire
jeu 10/12/2020 - 08:45

Une réaction par rapport à la location saisonnière type Airbnb : je considère  cette activité comme un complément à l'offre classique existante d'hébergement. J'accueille volontiers des touristes dans ma maison sur Moorea qui ne seraient pas venus en Polynésie s'il n'y avait pas cette offre d'hébergement, leur permettant par ailleurs de consommer un nombre très important d'activités sur l'île. Par contre, et je ne peux qu'être d'accord avec le constat d'Alain sur les conséquences néfastes de la location saisonnière sur la location longue durée. Faut il, comme certaines capitales ailleurs, réglementer et réguler cette nouvelle activité pour permettre aux résidents de pouvoir se loger sur une longue durée ? Il y a certainement matière à imaginer des dispositifs pour cela.

Alain Druet
jeu 17/12/2020 - 17:37

En réponse à par matairii.maire…

Mon commentaire sur le risque de manque (Avant covid) de logement longue durée s'appuie sur la difficulté à Moorea d'employés hôteliers a se loger avec un tarif raisonnable. La jeune génération de couple aspire a avoir leur chez soi et ne veut plus vivre dans le foyer avec les parents; frères et soeurs comme jadis.Il est donc urgent de prendre cela en compte et de développer des programme d'acces a la propriété ou a la location a loyer modéré .