Analyse du SWOT du Tourisme en Polynésie Française
9 participation(s), 11 échange(s)
Début des travaux :
Thème :
Stratégie
Fin des travaux :
Statut :
Ouvert
Introduction :
Les forces, faiblesses, opportunités et menaces sont répertoriées dans le SWOT du Tourisme en Polynésie Française (disponible dans "l'étude du contexte" sur la page d'accueil du site).

Le but de ce chantier est de trouver des pistes stratégiques pour corriger nos faiblesses, mais également de renforcer nos atouts.

Depuis des années, nous savons par exemple que beaucoup de touristes ne reviennent pas et cela se traduit donc par la faiblesse : « peu de repeaters »
Il se pose légitimement la question suivante : pourquoi ne reviennent-ils pas ?
=> La Polynésie Française (PF) est considérée pour certain comme étant une destination d’une vie
=> La destination est onéreuse.
=> Le voyage est long
=> Etc.

Exemple de pistes de réflexion pour la faiblesse « peu de repeaters » : 
=> Quel sont les premiers leviers du passage à l’acte d’achat d’un voyage pour un touriste ? 
=> Est-ce que le coût du billet d'avion ne serait pas ce premier levier? (A vérifier)
=> En PF, toutes les campagnes promotionnelles de nos compagnies aériennes stimulent l’acte d’achat d’un voyage sans pour autant penser aux couts annexes tels que l’hébergement, les activités, la nourriture, le shopping etc…
=> En partant de ce postulat, Air Tahiti Nui (ATN) ne pourrait-elle pas proposer un système de fidélité qui permettrait aux touristes étrangers de bénéficier d’une réduction immédiate sur leur prochain billet vers la PF. 
Cette remise se présenterait sous forme de voucher code, elle serait valable 2 ou 3 ans. Et elle pourrait même être donné à une autre personne qui n’a jamais voyagé avec ATN. 
=> Donner une réduction de 15-20% à un touriste sur un billet d’avion est un montant dérisoire, en comparaison à ce que ce dernier pourrait dépenser en PF. Il s’agit ici de stimuler son acte d’achat en lui donnant une raison de revenir un jour ou d’en faire bénéficier à l’un de ses proches.
Objectifs :

Ouvrir une réflexion sur la correction de chacune des faiblesses de la destination Polynésie Française.

Et comment pourrait-on renforcer les atouts de la PF?

 

 

11 échange(s)
Bertrand Baudouin
lun 09/11/2020 - 10:45

Ia ora na,

ces pistes me semblent intéressantes.

de par mon expérience nous pourrions cibler certains marchés (Amérique du Nord/NZ) : trajet moins long donc un frein en moins, pas autant le sentiment du 'voyage d'une vie' des européens, des séjours plus courts donc plus facile de jouer sur l'opportunisme de la promotion, voyage moins préparé à l'avance / plus spontané

Merci

Stéphane Renard
mar 10/11/2020 - 08:32

Ia ora na, bonjour à vous,

ce message pour vous signaler également que le Centre d'études Tourisme Océanie-Pacifique (CETOP) de l'Université de Polynésie française présente en fin de semaine (ce vendredi) son diagnostic de la destination Polynésie. La question des "repeaters" y est également évoquée. Cela peut également venir apporter des pistes de réflexion complémentaires. 
 

Patrice Deheurle
mer 11/11/2020 - 10:53

La Polynésie compte 144 iles dans 5 archipels mais n'a qu'une seule porte d'entrée .

Depuis longtemps le projet d'un second aéroport international ou régional à Nuku-Hiva fait l'unanimité mais c'est l'Arlésienne. Tout le monde en parle mais personne n'agit.  Pourtant ce serait un bon moyen de faire venir des touristes dans un premier temps aux Marquises  puis le reste des archipels avec une desserte inverse d'Air Tahiti qui positionnerai des avions sur Nuku-Hiva vers Tahiti et les autres Archipels . Il y a 7 millions de touristes rien que sur HAWAII chaque année pourquoi ne pas essayer de capter une partie de cette clientèle?  Rien que 1% de ces touristes c'est 70000 pax  .Et il reste d'autres destinations à conquérir. Bien sur que cela demandera des investissements en hotels et pensions mais sans aucun doute que des investisseurs locaux ou internationaux mettront des sous 

 

Stéphane Renard
lun 16/11/2020 - 10:40

En réponse à par deheurleesther…

Tel qu'indiqué dans l'Etude de contexte (téléchargeable sur la page d'accueil), la nouvelle stratégie doit aussi s'appuyer sur le SAGE (Schéma d'aménagement général de la Polynésie française) et le code de l'Environnement. Au sujet des portes d'entrée internationale, en effet, le SAGE évoque cet aspect.
Sur la base de ton estimation par rapport à Hawaii, cela induit pour Nuku Hiva d'accepter une augmentation de sa capacité réceptive de plus de 150 chambres (en fonction des types d'avions qui desserviront l'île depuis l'international). Cela aura un impact direct sur le mode de vie des habitants dont ils doivent avoir conscience.  

Patrice Deheurle
lun 16/11/2020 - 15:18

En réponse à par srenard@archip…

Les Marquises ne se résument pas à une seule ile, Nuku- Hiva  qui avec Hiva-Oa pourrait  viser un tourisme haut de gamme ( déjà des PEARLS sur chacune d'elle ) et des pensions  3 ou 4 tiarés et les 4 autres iles un tourisme plus nature et vert . Comme je le précise je parle bien d'une porte d'entrée pour la Polynésie, la compagnie locale pouvant de l'archipel desservir celui des TUAMOTU  et la SOCIETE bien sur . Les touristes ne restant pas de fait uniquement sur les Marquises . Si il existe un tourisme affinitaire avec la Métropole par exemple il me semble qu'il en existe également un avec HAWAII.

Le vol hebdomadaire de LATAM de TAHITI vers RAPA NUI pae exemple ne pose pas de problèmes car si l'ile supporte difficilement ses 60000 /70000 touristes annuel c'est ceux en provenance du Chili qui posent sans doute des difficultés pour la population locale.

Il est certain qu'il y a des réflexions à mener (manque d'infrastructures, manque d'eau et de CET, de chambres.... ), et des investisseurs à trouver mais ce n'est pas insurmontable et cette nouvelle porte d'entrée servira toute la Polynésie dans son développement touristique et non pas que les Marquisiens .

Christophe Liao
jeu 19/11/2020 - 13:13

En réponse à par srenard@archip…

Bonjour Stéphane, 

Ton raisonnement est tout à fait correcte.

Au delà des retombés économiques liées à la création éventuelle d'un HUB aux iles Marquises, un impact sociologique est également à prendre en compte. 

Par ailleurs, cette idée de dynamiser le tourisme avec ce HUB ne correspond pas réellement à une stratégie à court terme (du moins pas avant 2025). 

Il s'agit ici d'un projet qui pourrait être envisageable pour une projection à +5-10ans en y incluant toutes les études au préalable.

Cependant les documents que tu préconises sont pertinents pour la suite de ce chantier.

Denis Laxenaire
dim 15/11/2020 - 07:01

Ia Orana, La prime repeaters semble une bonne idée en effet, de même que la prime parrainage à donner à ses amis une fois de retour dans son pays.
Il ne reste plus qu'à trouver une méthode simple pour l'appliquer, ce qui n'est sans doute pas si simple.
Les Maldives et les Seychelles ont sans doute la même problématique, quel est le benchmark à ce niveau ?

En 2018 et 2019 grâce à l'arrivée de French Bee et de United, le nombre de touristes a battu des records pour notre destination, avec:
- Pour United : la desserte à partir de SFO, métropole avec des profils fortunés grâce à l'écosystème de la Silicon Valley.
- Pour French Bee : des français et européens aux revenus souvent un peu plus modestes.

On mesure ainsi tout le poids économique que seulement 2 compagnies aériennes supplémentaires ont apporté, et dont tout le monde a profité.

Ne serait t'il pas possible de cibler des compagnies aériennes sur 2 autres zones également prospères et assez proches:
- Seattle qui bénéficie aussi de profils à haut niveau, grâce à la myriade d'entreprises nées de l'écosystème Microsoft
- Sydney qui est le poumon économique de l'Australie, pays qui fleurte depuis 10 ans avec 2,5% de croissance du PIB, et dont beaucoup de touristes aisés voyagent plutot dans d'autres iles du pacifique, faute de vols directs vers Tahiti.

Par ailleurs un projet de triangulation avec Hawaiian airlines (USA > HNL > PPT > USA) permettrait d'attirer des profils déjà habitués à la polynésie américaine, désireux de faire une extension à Tahiti sans avoir a repasser par Hawaii au retour.

Les flux aériens sont déterminants pour notre avenir, et c'est toujours la concurrence qui bénéficie à la croissance.

Bonne journée
Denis.

Christophe Liao
jeu 19/11/2020 - 13:30

En réponse à par contact@robins…

Bonjour Denis,

Merci pour ta contribution. 

Je pense que la conquête de nouveaux marchés peut être une excellente piste de développement.

Par ailleurs, elle requiert un investissement de communication supplémentaire ainsi que des études de faisabilité etc...

Etant donnée que nous sommes malheureusement dans une situation où l'urgence est de rigueur. 

L'idée d'une "prime repeater" ou d'une prime parrainage" relève d'une stratégie qui permettrait de rebooster le tourisme Polynésien à court terme. 

Cependant, comment les compagnies aérienne peuvent proposer ce type de prime? 

Le ciblage d'ATN dans un premier temps est une piste à privilégier car le Pays pourrait éventuellement subventionner le cumul des réductions consentis pour ATN?

N'y a t-il pas des connaissance à ATN qui peuvent répondre sur cette faisabilité sur ce chantier? 

 

Bruce Andrieux
lun 23/11/2020 - 11:48

Bonjour,

je pense que l'analyse SWOT n'est pas adaptée à un sujet aussi global que le "tourisme en Polynésie". A mon avis, cet outil n'est pas utilisé de la bonne façon à ce niveau.
En marketing stratégique ou en stratégie d'entreprise, un SWOT doit traiter d'un segment ou d'un domaine, d'une problématique, en résumé. C'est l'analyse de ce SWOT qui débouche sur des propositions. SW portent sur les éléments internes de l'organisation, tandis que OT portent sur l'environnement externe autour de l'organisation.

Par exemple, si on considère les problématiques de la randonnée en PF et des superyachts, on s'aperçoit que les forces du territoire ne sont pas les mêmes. De même les menaces ne sont pas les mêmes et peuvent être carrément opposées. La menace sur l'environnement est opposée dans cet exemple.

Avant de SWOTer, il faut certainement établir une liste de segments (ou de domaines), ayant chacun sa problématique principale concernant la PF. Chaque problématique donnant lieu à un SWOT indépendant et une liste de propositions.  

Mais c'est juste mon avis.

Raimana T
ven 11/12/2020 - 18:44

En réponse à par bruce@poecharter.pf

Iaorana, intéressant ! il faudrait faire une analyse concurrentielle des 5+1 forces de porter en complément.

 

Stéphane Renard
lun 14/12/2020 - 07:01

En réponse à par raimana.tauru@…

Ia ora na, bonjour Raimana, les étudiants et enseignants chercheurs de l'UPF dans le cadre du CETOP ont basé leur diagnostic sur un modèle d'analyse assez comparable à celui de Porter. 
La présentation se trouve ici et tu peux y télécharger leurs différents documents.
Bien à toi.