Comment diversifier les marchés émetteurs de Tahiti Et Ses Îles?
5 participation(s), 4 échange(s)
Début des travaux :
Thème :
Marchés
Fin des travaux :
Statut :
Fermé
Introduction :
Tahiti Et Ses Iles dépendent fortement de 2 marchés émetteurs principaux: la France et les Etats-Unis d'où proviennent 63% de nos touristes en 2019. La crise du COVID-19 met davantage l'accent sur la nécessité de diversifier nos marchés émetteurs. Ceci afin de limiter les conséquences néfastes engendrées par une chute de fréquentation touristique en provenance du marché français et américain.
Objectifs :

Partager et analyser tout document (étude, article, etc.) permettant une réflexion sur la diversification des marchés émetteurs de Tahiti Et Ses Iles. 

4 échange(s)
Stéphane Renard
mer 25/11/2020 - 08:35

Une grande interrogation récurrente, c'est sur le marché néo-zélandais. Quand on constate que notre flux NZ pèse 7% du flux NZ aux îles Cook, on doit quand même est capables de faire mieux. Est-ce qu'il y a eu des études spécifiques sur ce marché ? Est-ce que l'on sait où sont nos problèmes (notre offre, nos coûts, notre notoriété ou réputation…) ? Māuruuru ! :-D 

Iotua Lenoir
jeu 26/11/2020 - 13:04

Pensez au consommateur et mettez vous à leur place. Comment les atteindre? Comment leur parler? Quels sont les principaux motifs de séjour? 

Segmentez d'avantage et exploitez les marchés de niche car s'appuyant sur un état d'esprit communautaire et répondant à un besoin précis il n'y aura plus de frontières et peu d'intérêt à vérifier l'origine des visiteurs car si le but est simplement de préciser statistiquement l'origine des voyageurs ,d'en augmenter le flux ou encore d'anticiper le déclin d'un marché historique autant offrir gracieusement des billets de transport aérien en partance de Los Angeles et CDG. :)

Et à l'ère du digital toutes les capitales peuvent être cibler.  Bon week end!:)

Gina Bunton
jeu 10/12/2020 - 10:12

Ia ora na,

A ma connaissance nous n’avons pas mené d’étude de marché, cependant les analyses SWOT de nos représentants sur le marché mettent en avant dans nos principaux freins et faiblesses en NZ, avec notamment pre-covid:

- Prix de la destination et la perception de Tahiti Et Ses Îles comme étant une destination chère et moins intéressante d’un point de vue du rapport qualité / prix comparé aux autres destination South Pac – c’est pour cela notamment que nous avons sur les dernières années poussé le produit PHF et meublés de tourisme. 

- Des cibles différentes (notamment famille et aventuriers) dont le budget de séjour correspond mieux à ces destinations

- Force est de constater que sur les cibles famille et aventuriers, qui sont friandes de nos destinations concurrentes du Pacifique et que Tahiti Tourisme a identifié comme des clientèles à potentiel pour la destination,  l’offre Tahiti Et Ses Îles est peu développée comparé à nos destinations concurrentes et surtout les offres qui sont mises en avant sont bien plus chères que celles de nos concurrents.

- La proximité de ces pays qui en font des destinations naturelles et accessibles

- une visibilité beaucoup plus importante de nos concurrents sur le marché (notamment Fiji, Cook Islands et Hawaii) qui ont des budgets marketing beaucoup plus importants (ces destinations sont également représentées de manière indirecte par un grand nombre d’hôtels et autres produits touristiques qui sont présents directement ou bien représentés sur le marché NZ. Cela signifie une force de ventes décuplée pour stimuler à la fois les revendeurs ou bien générer profil / visibilité via PR / Marketing). 

- La barrière de la langue (la plupart des autres destinations South Pacifiic étant anglophones) est aussi une faiblesse identifiée de la destination. Il faut aussi noter le fait qu’il y a beaucoup de VFR puisque beaucoup de Cook islanders, Niue, etc vivent en NZ, créant une affinité forte avec ces destinations voisines qui sont considérées quasiment comme ‘domestic’. On retrouve d’ailleurs cette affinité entre la France et Tahiti Et Ses Îles.

- La parité du dollar NZ vs l’Euro

- la nuit de transit obligatoire à Papeete du fait des arrivées de nuit des vols venant de AUK

- Prix du billet d’avion

- accessibilité : moins de vols vers Tahiti Et Ses Îles que vers les autres destinations populaires du Pacifique sud. Clairement un des points clés ainsi que les horaires des vols pas forcément adaptés pour les touristes. Les Vols AKL/PPT sont ‘utilisés’ par les Kiwis, Aussies + Polynésiens, ce qui signifie que les disponibilités (notamment en période de vacances scolaires) sont limitées et les prix plus chers.

 

Merci

Stéphane Renard
jeu 10/12/2020 - 14:51

Ia ora na,

@Iotua, je continue sur NZ (même s'il y a sans doute d'autres marchés à évoquer :-) ). Dans la suite de tes remarques, sans doute en segmentations que :

  • Peut-être qu'une tentative de convention de partenariat avec NZ Maori Tourism pourrait nous apporter un segment identitaire polynésien, type "pèlerinages", retour aux sources… ? (Il y aurait près de 900 000 Māori entre NZ et Australie, même en visant 0,4% par an, on augmente notre flux de 50% :-) ).
  • Compte-tenu des remarques de @Gina, peut-être que la communauté francophone élargie pourraient constituer des cibles particulières (elle est plus conséquente sur d'autres marchés qu'en NZ, j'en conviens…) ?
  • J'ai cru comprendre qu'il y avait eu un effet AirBnB en 2018 sur ce marché ? Serait-ce une piste à creuser ? Ou avec la PHF, ajouter l'hôtellerie indépendante (hors grands groupes internationaux), ou d'autres formes alternatives d'hébergement, on est plutôt pas mal sur le charter par rapport à nos voisins ?
  • Je rejoins Io aussi sur les niches, navigation, plongée, surf, bien-être traditionnel, nous pouvons sans doute nous distinguer et distinguer notre offre de celle de nos voisins ? 

Ce ne sont pas des affirmations, hein… :-) Juste des remarques sans doute un peu à côté de la plaque. Des questions… :-)
Māuruuru…