Créer un réel dynamisme de développement des activités touristiques sur certaines îles et les juguler sur d'autres qui arrivent au point de saturation
3 participation(s), 2 échange(s)
Début des travaux :
Thème :
Autres
Fin des travaux :
Statut :
Ouvert
Introduction :
En contact permanent avec le milieu touristique polynésien, nous recevons régulièrement des demandes de nouvelles activités touristiques, nous remarquons que certaines îles sont complètement saturées créant un désequilibre écologique visible comme les lagons de Moorea ou de Bora Bora mais que les nouvelles activités continuent de se créer chaque mois voir chaque semaine. Ce phénomène permet certes de continuer à développer l'attractivité de ces îles, mais devient la problématique environnementale et les dangers de circulation lagonaire et routière que nous connaissons. A l'inverse d'autres îles pourtant desservies par les vols réguliers ont très peu d'activités touristiques, souffrent donc considérablement d'un manque de visibilité. Les quelques touristes les visitant qui cherchent à sortir des sentiers battus ne trouvant donc pas assez de divertissements choisissent d'y rester que trop peu de temps, et s'y ennuient parfois malgré un potentiel phénoménal.
Objectifs :
  1. Ainsi dans le premier cas il paraît très URGENT de juguler le flot de nouvelles activités lagonaires et terrestres afin de préserver l'équilibre écologique de certaines îles ainsi que les dangers liés à la circulation maritime et terrestre tout en préservant les activités déjà en place qui de par la crise mondiale souffrent évidemment d'un taux de remplissage en net diminution. 

L'exemple de Moorea est très concret sur ce point il suffit de regarder le nombre de créations de sociétés touristiques sur cette île chaque mois et même depuis la crise!

De plus nous remarquons que beaucoup de nouvelles activités sont créées par de nouveaux arrivants sur le territoire et non par la population locale.

 

      2. Dans le 2eme cas et donc aux antipodes certaines îles sont que peu développées et donc peu attractives. Il apparaît primordial de former les populations indigènes de ces îles qui n’ont que peu d’idées ou quelles sont souvent décourageantes (dû à l’isolement et aux diplômes requis)  alors qu’elles ont d’énormes capacités.

Certes il y a des activités qui demandent des qualifications et diplômes, il faut donc les aider en subventionnant totalement leurs formations et absolument adapter les licences requises au contexte polynésien comme il est question sur d’autres chantiers de formations. Mais de penser aussi qu’ il y a des activités culturelles comme la pêche, cours de cuisine, cours de danse, danse du feu, tressage, peinture sur pareo, réalisation de colliers de fleurs de coquillage… qui ne demandent pas forcement autant de formations diplômantes et qui peuvent s’avérer très attractives pour les vacanciers qui disposent de temps et d’envies de partages culturels certains avec les population locales, par ailleurs ces prestations de services ont une empreinte écologique quasi nulle.

Par expérience, les touristes résidents ou internationaux se rendant dans les îles moins connues ont toujours peur de s’ennuyer vu le manque de « choses à faire », ils choisissent par conséquent de faibles durées de séjour et l’écourtent parfois… Pourtant une dynamique sérieuse et suivie pour le développement touristiques de nos îles qui sortent des sentiers battus contribuerait à garder nos jeunes populations actives dans leurs îles et à lutter contre l’exode vers Tahiti et à remplir les avions qui s'y rendent permettant par ricochet d'y multiplier les liaisons aériennes et l'économie de ces îles dont le touriste participe grandement.

Makemo est un bon exemple de la capacité d'attraction par les activités, alors même que l’île ne dispose pas de plage ni de piste aérienne les jeunes de l’île réussissent à la développer et à attirer de plus en plus de visiteurs qui remplissent les charters se déroutant du coup de plus en plus vers l’île dans leur circuit de croisière et ceci grâce à leur dynamisme et à l’implantation de l'escalade. Un autre exemple, Mataiva, alors même que certains ne pariaient pas dessus attire et font le plein grâce au grand dynamisme des pensions qui font faire des activités culturelles, lagonaires... à leur client tous les jours à des prix très abordables.

De nos jours les idées de nouvelles activités aquatiques ne manquent pas avec les inventions mondiales sont certes très intéressantes mais profitent trop souvent aux expatriés qui peuvent facilement passer les diplômes requis en métropole avant de venir s’installer. 

2 échange(s)
Stéphane Renard
mer 09/12/2020 - 18:34

Ia ora na, bonjour, effectivement cette problématique de concentration de l'offre est un phénomène préoccupant et qui doit pouvoir être inversé. Parmi les constats, c'est qu'il n'y a pas de "numerus clausus" en matière touristique, et que la liberté d'entreprendre ne souffre d'aucune contrainte géographique règlementaire. En outre, il est également constaté que lors des dépôts de projets, vis-à-vis de bailleurs de fonds, notamment des banques, l'incitation (pour ne par écrire la "pression", même informelle) à localiser l'activité dans les îles où les flux sont conséquents semble une réalité, malgré le souhait parfois de sortir des sentiers battus. 

Quelles seraient les possibilités d'actions spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes qui pourraient être entreprises pour initier cette trajectoire, selon toi ?

Sandrine Ardouin terooatea
sam 19/12/2020 - 11:23

Ia ora na Stéphane, merci pour ta pertinente réponse.

Oui je trouve cela très préoccupant aussi et je pense également qu'il y a urgence à réglementer "à minima" le secteur sur les îles saturées avec des projets de lois spécifiques à ces îles.

Effectivement, les banques et pourquoi pas la Sofidep qui a une mission publique de développement économique pourraient être sollicitée pour faciliter des crédits selon l'île de la création de l'entreprise touristique, son format écologique (empreinte carbone, motorisation...) et le lieu de résidence du porteur de projet. Mais je pense aussi que des subventions avec suivi et formations pour l'aboutissement des projets seraient bien plus encourageants pour les îliens. L'impact à terme avec la multiplication des activités et hébergements touristiques sur les îles hors "sentiers battus" engendrerait un développement économique intéressant et enfin délocalisé de Tahiti, Moorea, Bora Bora qui devrait être une priorité économique constante à mon sens pour freiner et inverser cette exode massive de la population qui est une évidence de ce dernier siècle et remplir les avions à destination de ces îles.

Et pour ta part quelle trajectoire devrait prendre une telle politique de "déconcentration" des créations d'activités et d'hébergements touristiques  ?