DEVELOPPEMENT DES VEHICULES TOURISTIQUES ECOLOGIQUES
4 participation(s), 6 échange(s)
Début des travaux :
Thème :
Environnement
Fin des travaux :
Statut :
Ouvert
Introduction :
L'environnement atout phare du Tourisme en règle générale, est bien souvent victime de cette première économie.
La Communication et le Marketing Touristique basés sur nos majestueux décors, plages, lagons et vallées luxuriantes révèlent pour le moment des lagons arborant d'inouïes couleurs et peuplés d'un monde sous marin en ébullition ou de vallées verdoyantes imprimant l'envolées d'une nuée d'oiseaux endémiques.
Hors qu'adviendra t-il lorsque abusivement nos véhicules nautiques et nos véhicules terrestres auront saccagés la tranquillité de ces sites, qu'adviendra t-il lorsque nos émissions de gaz carbonique auront eu raison de nos verdoyantes vallées?
Qu'adviendra t-il lorsque nos coraux auront subis les aléas des hélices de nos moteurs et que les espèces endémiques fuiront le calme de la cime des arbres?
L'environnement à la base de notre Tourisme mérite une réflexion plus que soutenue sur de possibles aides qui permettront la restructuration de nos véhicules touristiques, en véhicules vertueux.
Ce chantier investit un large panel de partenaires, qui pourraient soutenir la mise en place d'aides dédiées à l'innovation écologique, pour un Tourisme durable.
Demain, ce n'est pas sur des lagons désertés et des vallées grises que nous pourrons nous nourrir de cette économie Touristique.
Objectifs :

- souligner les mesures d'aides à la restructuration écologique de véhicules touristiques

- rassembler les partenaires susceptibles de proposer d'autres aides qui permettront aux acteurs du Tourisme l'innovation écologique

- réfléchir aux possibilités de récupération des véhicules non-écologiques remplacés

- encourager la modification des habitudes touristiques en terme d'écologie

- sensibiliser les acteurs du Tourisme à des habitudes professionnelles découlant de l'écologie

6 échange(s)
Arthur Ceccaldi
ven 30/10/2020 - 07:31

Ia'ora na, 

Merci pour cette perspective qui est effectivement très importante et souvent délaissée dans nos réflexions.

Je suggère de rattacher ce chantier au chantier "Penser l'expérience transport des visiteurs en Polynésie" 

Arthur

Lucien Pommiez
ven 06/11/2020 - 07:38

La Direction des transports terrestres souhaiterait partager avec l'ensemble des parties prenantes les enjeux autour de la transition vers une mobilité durable du secteur des transports touristiques et plus largement des transports terrestres en Polynésie française.

L'image de marque de "Tahiti & ses îles" doit être renforcée en confortant le tourisme en tant que secteur exemplaire. En effet, 35% des émissions de gaz à effet de serre de la Polynésie française sont liées aux transports terrestres en 2018 (Plan climat énergie).

Ainsi, 62 % de l’impact carbone peut être attribué au transport de personnes (alors qu’il représente 87 % des déplacements), 37 % pour le transport de marchandise. Les transports en commun sont marginaux (moins de 1%).

Selon l’Observatoire polynésien de l’énergie, les transports routiers en 2017 sont responsables de 78% de la consommation de carburant du secteur des transports. Par ailleurs, ils représentent à eux seuls 53% de la consommation d’énergie finale de la Polynésie.

Le secteur touristique pourrait se fixer un objectif de "0 carbone" à l'horizon 2025 dans le domaine des transports touristiques en développant :

- soit une politique d'incitation (aides, bonus/malus...) à l'acquisition et l'exploitation de véhicules écologiques ou moins émetteur de carbone (véhicule électriques, hybride, thermique mais aux normes Euro 6...) ;

- soit un système de compensation carbone liés aux déplacements touristiques. Ainsi le touriste contribuerait activement à la réduction de l'empreinte carbone en Polynésie française. A titre d'exemple, un concept de compensation carbone en financant des actions locales et ciblées en fonction du moyen de transport :

  • Déplacement aérien : Te manureva fa'atura te manu (protection des oiseaux);
  • Déplacement maritime : Tanu te a'au to'a (plante un récif);
  • Déplacement terrestre : Fa'atura te fenua : (autonomie alimentaire, gestion des forêts, lutte contre miconia et embellissement des accotements routiers...)

- des actions de formation et de promotion de l'éco-conduite à destination des professionnels des transports

Lucien Pommiez
ven 06/11/2020 - 07:50

La Direction des transports terrestres souhaiterait partager avec l'ensemble des parties prenantes les enjeux autour des véhicules électriques en Polynésie française.

Si ces derniers devaient être déployés massivement dans le cadre des déplacements touristiques terrestres (transports touristiques, taxis, location de véhicule...), il convient d'évaluer l'éco-système de la mobilité électrique sur l'ensemble de la Polynésie française :

- Charge des véhicules (réseau électrique et distribution)

- Coût d'acquisition, d'exploitation des véhicules électriques

- Fin de vie des véhicules, notamment dans les îles éloignées :

  • 2ème vie de la batterie de voiture électrique ? Reconditionner pour un usage domestique dans les îles (couplé à panneaux photovoltaïques) ?

  • Recyclage des batteries avec des problématiques de transports dangereux

Les effets bénéfiques sont également à souligner :

- coût d'exploitation et de maintenance réputés inférieur à  ceux d'un véhicule thermique

-  baisses des nuisances sonores

- santé avec une amélioration de la qualité de l'air (moins de micro-particules)

- une image de modernité

En synthèse, la mobilité durable, notamment dans le domaine des transports touristiques terrestres, doit être travaillée dans notre contexte insulaire, archipélagique et suivant les principes d’une économie circulaire dont les modalités restent à définir.

En perspective, la mobilité électrique va amener d'autres engins motorisés qui pourraient se développer fortement (vélo à assistance électrique, tuk-tuk...) 

Alain Druet
mar 10/11/2020 - 16:45

Difficile de parler de transport sans parler de transport public. Depuis 30 ans nous avons tout entendu sur le sujet allant du tram au mono rail suspendu. S'il est certain que trop de personnes utilisent leur voiture en ville multipliant bouchons et pollution, aucun service rapide et viable n’a vu le jour à l’exception de quelques bus électriques mais malheureusement encore très irréguliers.

Dans les iles comme celle de Moorea un service public est aussi en gestation depuis des lustres  et là aussi faute d’importantes subventions , ce projet n’est pas viable car pas rémunérateur pour son opérateur. 

Ce n’est pourtant pas une utopie car d’autres l’ont fait : Auckland en Nouvelle Zelande par exemple.

Enfin pour revenir à Moorea  nous avons eu un maire John Teariki qui a été visionnaire en obligeant la commune a avoir ses câbles électriques enterrés ce qui est un véritable bonheur de ne pas avoir la pollution visuelle des fils , ni le problème de lignes arrachées en cas de mauvais temps. Nous pourrions imaginer aller plus loin en promouvant les véhicules électriques (sauf pour l’agriculture)  mais pour cela , il faudrait que l’ile soit équipée en bornes de recharge et que cela soit incitatif avec une détaxe. 

 

Lucien Pommiez
lun 16/11/2020 - 12:28

En réponse à par alain2moorea@i…

Bonjour,

La question du déplacement des salariés et professionnels vers les pôles touristiques est effectivement une problématique à prendre en compte dans le développement de nos territoires.

A titre d'exemple, les salariés d'un hôtel doivent bien souvent se déplacer avec leurs propres moyens de transports pour aller travailler (voiture, scooter, vélos, covoiturage...). Cependant, chaque structure touristique est spécifique (volume et besoins de déplacement, temporalité avec certains établissements avec des horaires décalés, offre de transport...).

Ces éléments peuvent être pris en compte par les employeurs avec l'accompagnement technique des collectivités. Certains employeurs pourraient élaborer des plans de mobilités pour leurs salariés, clients et fournisseurs afin de gagner en productivité et en attractivité. Le Plan de mobilité serait alors un ensemble de mesures qui vise à optimiser et augmenter l'efficacité des déplacements des salariés d'une entreprise, pour diminuer les émissions polluantes et réduire le trafic routier.

Les communes sont les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) sur leur territoire communal qui accompagnent ces plans de mobilité en coordination avec la Polynésie française, elle même AOM sur son périmètre et domaine de compétence. Cependant, la démarche doit être portéé par les professionnels. En effet, ce sont ces derniers qui connaissent leurs besoins en termes de mobilité de leurs parties prenantes.

Ce type de démarche pourrait être pertinente, en premier lieu pour les grands établissements hôteliers. A titre d'exemple, les établissements hôteliers du Village Tahitien pourraient prendre en compte la mobilité de leurs salariés lors de leur implantation afin de limiter la pression sur les besoins en stationnement et les infrastructures routières environnantes.

Alain Druet
jeu 19/11/2020 - 15:51

Aussi la distance entre le domicile de l'employé et son lieu de travail  est un critère souvent ignoré par l'employeur. Pourtant si nous nous inscrivions dans une démarche  de développement touristique durable  cela devrait inciter a recruter dans une zone de proximité afin justement d'avoir un impact économique et social de proximité et de réduire les temps de déplacements contribuant au bien être et bien vivre de l'employer mais aussi  et à une diminution de l'empreinte  carbone rattachée. Un ramassage du personnel par l'employeur qui de plus serait fait dans un véhicule dit "propre" serait alors l'idéal et a encouragé ( encore faudrait-il que cela ne passe pas  pour un avantage a quantifier dans les charges CPS). Se serait tout bénéfice : Une vraie démarche "durable" ; gain de temps , gain en qualité de vie pour les employés, réduction du trafic routier, diminution de l'empreinte carbone, réduction des pollutions sonores, diminution des besoins en parking réservés aux employés ( très souvent sous dimensionné et parfois totalement oublié.)