Le ressenti des plaisanciers face à l'accueil polynésien actuel
6 participation(s), 6 échange(s)
Début des travaux :
Thème :
Plaisance
Fin des travaux :
Statut :
Ouvert
Introduction :
Les plaisanciers sont des touristes à part entière. Suite aux différents conflits entre plaisanciers et résidents, le taux d'agression (insultes, invectives et vol) atteint 22%. Quel hôtel accepterait que près d'un quart de ses clients subisse ce traitement ? Pour éviter une communication négative via les réseaux sociaux, il nous faut chercher à mieux comprendre cette population touristique : quelle est leur ressenti vis-à-vis de la situation actuelle ? Quelles sont leurs attentes et besoins en arrivant en Polynésie, etc.
Objectifs :

Les objectifs de ce chantier pourraient être de :

- Questionner les plaisanciers sur leur perception de la situation actuelle ; leurs besoins et attentes en arrivant en Polynésie, etc ;

- Les plaisanciers représentent aussi un chiffre d'affaires potentiel pour le territoire : mesurer leur poids économique (deux enquêtes existent sur le sujet, voir leurs résultats).

6 échange(s)
Eric Pinel
jeu 08/10/2020 - 17:50

Cette étude permet de comprendre ce que peut représenter l'apport économique des plaisanciers souvent stigmatisés à tord sans en comprendre l'origine. https://voiliers.asso.pf/wp-content/uploads/2020/08/Etude-impact-plaisance-economie.pdf

David Allouch
jeu 22/10/2020 - 12:57

Bonjour, au de la des 2 constats partagés : importance économique de la plaisance d'une part, mauvais accueil des plaisanciers dans quelques zones entrainant une détérioration de l'image de la Polynésie auprès des plaisanciers, une excellente stratégie la "route des 36 mois" a été créée ces dernières années mais n'a été que partiellement mise en place. Dans la création de cette stratégie les attentes des plaisanciers et le potentiel de développement avaient été étudiées, il ne me semble donc pas forcément nécessaire de revenir dessus mais plutôt d'accélérer la mise en place de cette stratégie. 

Je vois donc 3 champs d’action possible :

 

1/ Faire le bilan de ce qui a été appliqué dans la route des 36 mois et prioritiser les actions non encore mises en oeuvre (zones de mouillage, nouvelles marinas, points services pour les plaisanciers)

 

2/ Des lors que les salons nautiques internationaux reprendront (fin 2021 ?) créer une presentation de la Polynesie qui pourra être deployée sur les stands des constructeurs 

 

3/ En attendant redresser l’image ecornée par les publications de certains dans les medias en conseillant le ministère du tourisme et/ou Tahiti tourisme sur une campagne de communication dans les medias “voile" . 

 

Gardons a l'esprit l'attitude exemplaire de la Polynésie vis a vis des plaisanciers dans la situation de pandémie actuelle. Les destinations concurrentes refusent l'entrée des plaisanciers dans leurs eaux, nous devons donc rebondir sur la qualité de notre accueil en le développant encore plus, avec la participation de la population.

 

 

Julie Noiret
lun 02/11/2020 - 13:24

Bonjour, Etudiante en Licence tourisme, et vivant à Bora, je souhaiterai vous accompagner pour ce chantier collaboratif. Encore novice dans le secteur de la plaisance, ce thème m'intéresse fortement. N'hésitez pas à me missionner si il y a des questions spécifiques à Bora. Pour le moment je vais regarder la fameuse route des 36 mois et regarderai au niveau de Bora si des choses manquent.. 

Julie

Marie Dubroeucq
jeu 05/11/2020 - 21:07

Bonjour !

Pour m'être intéressée à l'acceptation de la plaisance par les riverains, je pense que la crise du coronavirus doit être saisie comme une opportunité. Il est certain qu'elle a révélé des conflits entre les différents usagers du lagon mais les revendications sont causées par la recrudescence de navires de plaisance, de manière non anticipée. Cela soulève les ingérences et le manque d'infrastructures d'accueil. Il est donc légitime que les plaisanciers se sentent mal accueillis en Polynésie Française (d'autant plus qu'ils subissent la stigmatisation des locaux), mais la question de leur accueil est une préoccupation nationale puisque l'ensemble du territoire Français se trouve sous la pression de la demande d'accueil (on observe une saturation des marinas sur l'ensemble du territoire). Je rejoins les propos de David Allouch lorsqu'il conseille de rebondir sur la qualité de l'accueil en y incluant la participation de la population locale. C'est maintenant que l'avenir de la Polynésie en tant que destination touristique de renom pour les plaisanciers se joue, d'autant plus qu'avec la crise sanitaire, les flux maritimes seront peut-être les garants du maintien de l'activité touristique. De plus, la crise sanitaire a remis en cause, avec la crise écologique qui lui préexistait, le rapport de l'Homme avec son milieu naturel. C'est le moment d'entamer la transition vers un tourisme durable ou éco-tourisme. Les points leviers pour permettre cette adaptations aux nouvelles réalités de l'espace passent par la connaissance de l'activité de plaisance, par toutes les échelles influant sa prospérité (sphère publique/privée, acteurs locaux, etc) et l'innovation, notamment dans des infrastructures d'accueil résilientes. 

Ces deux axes mériteraient d'être détaillés, mais pour le moment, il est tôt pour mesurer le poids économique de l'activité de plaisance puisque les chiffres ne seraient pas représentatifs. Tant par la période exceptionnelle dans laquelle nous évoluons que par la mauvaise optimisation des ressources et de ses potentialités touristiques.

Sylvie Folituu
mar 10/11/2020 - 20:26

Il faudrait également s'attarder sur le point de vue de la population locale pour avancer efficacement. Et comprendre les raisons des mécontentements : non respect des zones de mouillage, de la durée du mouillage, des zones de repos des cétacés, des zones de pêche (ne pas oublier que le lagon est le garde manger de beaucoup de monde). Débarquement dans des propriétés privées etc.....

Mieux informer les arrivants de la conduite à tenir évitera certains conflits. D'autre part, de nombreuses personnes vivent à bord de leurs voiliers, sont très bien informées mais font comme elles veulent. 

Trouver des solutions à ces situations est incontournable. Un rejet des habitants ne permettra pas le développement du secteur.

Plus de places dans les marinas existantes et de nouvelles là où elles sont absentes

Pascale Salaun
dim 15/11/2020 - 14:09

Bonjour, il y a une mauvaise représentation des "voileux" par les riverains et cela porte préjudice aux navigateurs de passage et à ceux qui ont fait le choix de vivre en mer, sur la mer, de la mer. Peut-être qu'une étude complète sur la vie des navigateurs en Polynésie, à bord du voilier permettrait une meilleure compréhension de qui ils sont. De plus cette étude pourrait aussi s'interroger sur les blocages et le quotidien des riverains. l'étude pourrait être complétée par un chiffrage des problèmes qui leurs sont imputés (pollution, déchets, mouillage) afin de vérifier, et dédramatiser sur ce qu'il se passe vraiment, dans la réalité et couper court aux interprétations et conflits. Alors des mesures pourraient être prises correctement pour réguler les effets de ce tourisme (qui est aussi un mode de vie) et ramener la paix et l'économie qui est basée sur cette activité.