Réglementation du Charter Nautique en PF et mesures à adopter
2 participation(s), 2 échange(s)
Début des travaux :
Thème :
Hébergements nautiques
Fin des travaux :
Statut :
Ouvert
Introduction :
Licence charter, assurance (et le prélèvement à la source), détaxe sur le gasoil et l'import de pièces détachées, exo places de port, black charter, corps morts, respect des obligations défisc, ...
Objectifs :

Réfléchir, discuter avec les parties prenantes et proposer des solutions pour pérenniser nos activités et ne pas mourir du Covid

2 échange(s)
Patrick Fincker
mer 09/12/2020 - 08:41

Bonjour,

Les différents chantiers ouverts autour du charter nautique montrent l'importance du sujet. Et c'est vrai que la Polynésie offre un terrain de jeu extraordinaire pour le charter nautique, comme d'ailleurs, il ne faut pas l'oublier, pour la location de voiliers sans équipage.

Terrain de jeu extraordinaire, mais pas idéal. Le manque d'infrastructures d'accueil, marinas, ports ou à la rigueur corps morts constitue à la fois une menace pour l'environnement (coraux arrachés et rejets dans le lagon), et un manque à gagner économique: chacun sait qu'une place au port, outre la redevance qu'elle induit, encourage les marins à consommer à terre, donne l'occasion à des entrepreneurs d'offrir des services aux bateaux et aux entreprises de tourisme terrestre une opportunité supplémentaire.

Bien sûr les charters ont une place privilégiée en étant prescripteurs de tous ces services. Il faut donc les encourager, sans toutefois arriver à une contribution économique et écologique insuffisante. Pour cette dernière, ils doivent être des exemples en matière de rejets comme en matière de mouillage. En matière économique, il faut trouver un équilibre entre les encouragement fiscaux et la contribution économique. Je ne connais pas la bonne recette, mais entre défiscalisation et détaxes, il y a surement un équilibre à trouver. Pour moi, le critère numéro un est la contribution économique globale de ce segment de marché.

Il est vrai que ce marché est aujourd'hui en danger. Il suffit de voir les promotions qu'il offre en ce moment. Il est important qu'il soit soutenu, au moins pour passer cette mauvaise passe. Il ne faut cependant pas confondre une situation de crise où la communauté peut apporter une aide avec une situation normale comme nous en avions auparavant où le métier montrait une confiance forte dans l'avenir, à voir seulement les commandes de nouveaux bateaux.

Il n'y a pas de raison d'être pessimiste pour l'avenir. Aidons simplement les industries sinistrées à passer ce cap difficile.

Bruce Andrieux
mer 09/12/2020 - 11:30

Concernant la crise du Covid19, l’activité de Charter Nautique a été totalement arrêtée en mars et jusqu’à a fin du confinement. Depuis, au même titre que les autres professionnels du tourisme, l’activité a repris de manière restreinte, avec en grande partie la clientèle résidente et quelques touristes américains et français.

 

Comme pour l’hôtellerie, le marché local représente seulement quelques pourcents de l’activité des compagnies de charter, et ce sont bien les marchés émetteurs étrangers qui représentent la clientèle principale du Charter Nautique. Tant que l’espace aérien ne sera pas réouvert totalement et que les marchés les plus importants ne voleront pas vers Tahiti comme auparavant, l’activité ne reprendra pas comme avant la crise.

On parle là de 2-3 ans avant un retour espéré à la normal. On est complètement en lien avec les craintes de nos transporteurs aériens sur le sujet.

Par conséquent, nous devons faire face aux charges fixes qui sont dimensionnées pour une activité soutenue et en croissance significative depuis quelques années. Loyers, salaires, échéances des investissements importants que représentent les achats de bateaux, les assurances, etc. sont des charges qui ne varient pas et auxquelles nos compagnies ne peuvent pas faire face sans activité ou aides financières significatives.

Exemples de charges financières qui pèsent lourdement sur l’activité :

  • Les taxes sur le carburant des bateaux exploités dans le cadre du charter nautique
  • Les taxes sur l’importation des pièces détachées nécessaires à la maintenance des bateaux
  • La retenue à la source qui impose 15%+10% sur les contrats d’assurance souscrits hors Fenua, sachant qu’il n’y a aucun professionnel qui propose une assurance pour le métier du charter nautique en Polynésie Française
  • Les places de port en marina sont actuellement exonérées, mais la reprise pourrait être insupportable tant que l’activité ne sera pas suffisante

Défiscalisation :

  • Certains engagements dans le cadre des agréments fiscaux, notamment d’emplois, ne pourront probablement pas être tenus compte tenu des conséquences de la crise sanitaire
  • L’obligation d’exploitation des bateaux sur 7 ans est peut-être aussi une menace pour les compagnies ? car elles pourraient saisir l’opportunité de vendre des unités plus tôt afin de récupérer une trésorerie salvatrice actuellement.

Licence charter :

  • Faut-il discuter de la pertinence et de la révision de ce dispositif ?